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Plan d’actions pollinisateurs en région Grand Est

Auteur : Vallet (Anne)


Année de publication : 2018
Publication : Bulletin de la Société Lorraine d'Entomologie
Volume : 15
Pagination : 16


Résumé :

Le plan national d’actions en faveur des pollinisateurs sauvages présenté par le ministère de l’environnement en 2016 explicite le déclin des polinisateurs et l’importance des espèces sauvages. Celui-ci est bien documenté grâce à la liste rouge européenne des abeilles. Dans ce travail, il est montré que 56% des 1942 espèces évaluées n’ont pas été prise en compte par manque de connaissance. Comme de plus en plus de données sont disponibles, il est possible que beaucoup de ces espèces peuvent aussi se révéler menacées. Des démarches similaires pour les Diptères Syrphidés existent en Grande Bretagne, Allemagne et Pays-Bas avec un déclin entre 20 et 30% des espèces.Les pollinisateurs sauvages regroupent 4 taxons différents avec une importance plus ou moins grande dans le processus de pollinisation, à savoir : les Apoïdes ; Les Diptères, les Lépidoptères et les Coléoptères floricoles. Le rôle des abeilles sauvages dans la pollinisation est bien documenté, surtout au niveau des cultures. Par contre, celui des Diptères est moins connu. Ils ont pourtant un rôle fondamental dans le processus. Les abeilles et les Diptères sont similaires dans :- Les visites de fleurs pour le pollen et le nectar- La fidélité florale- La présence d’espèces spécialistes et des généralistes pour le comportement de butinage.Les abeilles ont pour elles la collecte du pollen comme nourriture pour leurs larves et l’existence d’adaptations morphologiques pour cette collecte. Ces 2 points n’existent pas chez les diptères.La prise en compte des pollinisateurs sauvages demande de :- Diminuer/ arrêter l’usage des pesticides ;- Augmenter les ressources florales (superficie, qualité) surtout en favorisant les plantes spontanées ;- Maintenir/développer des éléments fixes dans le paysage ;- Favoriser/identifier les sites de nidifications pour les abeilles.Toutes ces mesures semblent du bon sens mais ne sont pas assez mis en place. Il existe un réel besoin de les expliquer pour mettre en oeuvre des protections suffisantes.Un appel aux personnes présente est lancée pour créer un réseau de personnes ressources afin de contacter un maximum de structures, de sensibiliser à la problématique et d’apporter une aide dans la réalisation d’actions pratiques.En 2019 l’action phare pour Apicool sera le projet VIP (Very Important Pollinators) : dans 5 écoles de la région une intervention est prévue sur 2 ans (présentation des abeilles solitaires, plantation d’un parterre végétal favorable aux insectes butineurs, les autres pollinisateurs). Le projet se terminera par un document expliquant la démarche et la réalisation afin de pouvoir exporter le projet dans d’autres écoles. L’autre projet 2019 du plan d’actions concerne les Bourdons. Nous souhaitons réaliser uninventaire des bourdons du Grand-Est. Afin de mobiliser des référents, une formation à l’écologie et à la détermination des espèces sera proposée.