Publié le 12/04/2021 Vu 2021 fois
à regarder dans le détail
En ce début de printemps, les Méloés adultes ont déjà fait leur apparition. Elles ne seront d'ailleurs pas visibles bien longtemps, les larves "triongulins" prenant rapidement le relai pour aller se faire enfermer dans une cellule d'Apoïde. Mais ceci est un belle histoire dont nous vous conseillons la lecture dans les Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre par exemple.
Facilement reconnaissable à leur morphologie très original pour un Coléoptère, les femelles se distinguent par leur abdomen rapidement gonflé par les oeufs que les élytres atrophiés ne couvrent que partiellement. Les articles médians des antennes des mâles forment une encoche qui rompt la rectitude habituelle des antennes des insectes.
Mais de quelle espèce s'agit-il ? Il faut d'abord s'assurer qu'il s'agit bien d'une espèce à reflets bleu ou violet, car au moins deux autres espèces noires sont présentent en Lorraine, mais elles sont plutôt automnales.
Pour distinguer les deux Méloés violacées lorraines, il faut ensuite réaliser une observation détaillée du pronotum, ou un cliché suffisamment précis (un peu de côté pour mieux apprécier les reliefs). La base (arrière) du pronotum est-elle sur un plan inférieur ? Il y a une petite bosse entre cette base et les élytres (faux écusson) ? Dans ce cas c'est Meloe violaceus. Si la base du pronotum est plan et l'intervalle avec les élytres sans faux écusson alors c'est Meloe proscarabeux.
Retrouvez tous ces détails dans la fiche comaprative de ces deux espèces sur notre portail : fiche Meloe violettes
Auteur : Julien DABRY